Economie

Afrique du sud : un  forum de haut niveau sur la passation de Marchés publics, la Guinée y est

C’est à l’initiative de la Banque Africaine de Développement (BAD) et la Banque Mondiale, de la tenue de ce présent Forum, axé sur la passation de marchés en Afrique.  Ce Forum durera trois jours, du 03 au 05 avril 2017. Cet événement réunira environ quatre cents participants, des hauts fonctionnaires gouvernementaux et des principaux décideurs politiques qui seront face à des questions relatives à la commande publique. Et en outre, il y  aura la participation des spécialistes et cadres supérieurs de la commande publique qui gèrent dans leurs pays les fonctions de réglementation et de contrôle des marchés publics. Il aura aussi les partenaires au développement, les universitaires de renom, les représentants du secteur privé d’institutions de formation et de la société civile en Afrique.

En Guinée, trois institutions liées au système de passation des marchés publics ont reçu les invitations : l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP), la Direction Nationale des Marchés Publics et la Direction du contrôle de procédures de passation des Marchés et Délégation de services publics.

Le présent forum est consacré sur la modernisation des systèmes de passation de marchés publics, afin de permettre aux participants, de répondre aux besoins socio-économiques des populations africaine, dont le thème principal reste « Exploiter le potentiel des marchés publics comme un instrument de soutien à la croissance socio-économique en Afrique.

A l’issue de ce forum, il sera question d’une courte évaluation technique, qui va durer de deux jours, du 06 au 07 Avril 2017, portant sur la dématérialisation des marchés publics en Afrique.

La problématique à débattre

En dépit des initiatives entreprises par la plupart des pays africains, concernant les réformes de leurs systèmes et les institutions fonctionnelles de passation de marchés. Les faiblesses de la gouvernance du secteur public demeurent un obstacle majeur au développement durable dans la plupart des pays africains ; et ceci a naturellement réduit les résultats du développement, entraînant un coût plus élevé des activités commerciales et freiné le développement du secteur privé. Etant donné que les marchés publics représentent entre 15 et 25 % du PIB dans la plupart des pays, et qu’on estime qu'un quart de ces dépenses est perdu en raison de la corruption ou des inefficacités, il est indéniable que les efforts visant à améliorer la prestation de services en Afrique doivent impérativement reposer sur des systèmes et des institutions qui garantissent l'efficience et l'efficacité des dépenses publiques.

 A rappeler que ce présent Forum offrira à tous les participants des pays invités,  des opportunités d'apprentissage fondées sur des connaissances mondiales et le partage d'expériences, ainsi que l’opportunité  pour ces pays invités de créer une communauté de la bonne pratique sur la passation des marchés publics en Afrique.

Moussa Diabaté